Les embruns, et pourquoi ils constituent tout l’argument
Ce que personne ne vous prévient avant d’arriver en avril
En crue, les embruns cachent les chutes depuis le sol. Le vol passe au-dessus.
Quand le Zambezi est en crue, l’eau qui frappe le fond d’une gorge aussi étroite projette une colonne d’embruns gigantesque vers le haut. Elle monte assez haut pour être vue de loin, bien au-delà de la ville, et c’est de là que vient le nom local : Mosi-oa-Tunya, la fumée qui gronde.
Depuis les points de vue à pied pendant ces mois, vous êtes à l’intérieur de ces embruns. Vous serez trempé en une minute, votre objectif sera inutilisable, et les chutes que vous êtes venu photographier ne seront qu’un mur blanc de vapeur d’eau. Des ponchos sont vendus à l’entrée pour cette raison précise, et ils ne vous aident en rien à voir quoi que ce soit.
Depuis un hélicoptère, vous êtes au-dessus. Les embruns deviennent le sujet plutôt que l’obstacle, le rideau est visible sur toute sa longueur, et l’arc-en-ciel qu’il projette se situe sous vous plutôt que dans vos yeux. En hautes eaux, le vol n’est pas une façon plus agréable de voir les chutes. Certains jours, c’est la seule.